Approche
La santé se construit : le regard salutogénique.
La santé, ici, se définit comme un effort individuel et collectif pour acquérir et maintenir les ressources nécessaires au bien-être. On agit sur ce qui protège, autant que sur ce qui menace.
Les fondations théoriques
Des cadres publics, éprouvés, mobilisés avec rigueur.
Le modèle salutogénique (Antonovsky)
Plutôt que de seulement traquer le risque, on renforce le « sens de la cohérence » : la capacité des personnes à comprendre, gérer et donner du sens à leur environnement de travail.
Les déterminants de la santé (Dahlgren & Whitehead)
La santé au travail ne se réduit pas à l'individu : elle dépend de conditions, d'organisation, d'environnement. On agit à ces différents niveaux.
Demandes & ressources (JD-R), autonomie (SDT)
Un travail soutenable équilibre les exigences par des ressources réelles, et respecte les besoins d'autonomie, de compétence et de lien.
Sécurité psychologique (Edmondson)
Un collectif où l'on peut parler sans crainte est un collectif qui prévient mieux. C'est une condition de la prévention, pas un supplément.
Une distinction qui compte
Santé mentale n'est pas maladie mentale.
Dès 1946, l'OMS définit la santé comme un état complet de bien-être, et pas seulement l'absence de maladie. Le modèle du double continuum (Keyes) le confirme : on peut être sans trouble diagnostiqué et pourtant en souffrance — ou vivre avec un trouble et s'épanouir. Prévenir, c'est cultiver le bien-être, pas seulement éviter la pathologie.